Comme le mauvais temps semble enfin battre en retraite, il est enfin possible de reprendre nos balades. Aujourd’hui, c’est vers le nord du Gard que je vais me diriger. Avec une vague idée de la destination et un semblant d’itinéraire en tête.

Le long de la vallée du Rhône, jusque vers Bagnols sur Cèze les amandiers floconnent gaiement, la vigne est taillée de frais, les dernières feuilles des chênes qui ont résisté au long hiver volètent gentiment. Le soleil encore timide tente de réchauffer tout ce petit monde.

Les paysages de la vallée de la Cèze sont un mélange de nature sauvage et de travail des hommes. Mais partout une harmonie quasi parfaite de couleurs. Ici, on respecte le relief et le sol. Les douces collines où parfois affleurent quelques rochers sont laissées aux bons soins du hasard tandis que la vallée revêt les habits rectilignes des vignes, des lavandes et des fruitiers.

La route serpente alors gentiment entre les superbes fermes typiques et les quelques bosquets. Parfois accompagnée par les platanes, elle a, même en hiver, un petit air de vacances.

En prenant la direction de La Roque sur Cèze, la route se fait plus étroite et sinueuse. On accède à ce superbe village par un charmant pont et c’est un grand plaisir de flâner dans ses ruelles hors de la foule estivale.

Ensuite, c’est le hasard qui guidera mes roues par de superbes et minuscules routes à travers les collines à la découverte de lieux aussi beaux que surprenants. Avant de rejoindre la vallée de la Cèze, un petit détour bucolique par le splendide village de Goudargues s’impose. J’avoue que c’est un de mes coups de cœur de cette région. La petite rivière qui le traverse semble tout droit sortie d’un décor de théâtre et dégage une quiétude propre à satisfaire tout promeneur.

Non loin de là, à la Chartreuse de Valbonne, nul besoin de faire, comme les moines qui l’ont bâtie, vœux de silence. Le lieu est totalement propice à la méditation et à la contemplation. Ne serait-ce que pour admirer les superbes toits en tuiles vernissées qui semblent anachroniques dans la région.

En remontant vers Barjac, le relief s’accentue. Il est impératif de s’arrêter à Montclus. Lui aussi classé parmi les plus beaux villages de France, il se cache du Mistral au creux des collines et dégage également en cette saison un calme quasi absolu.

Enfin, je retrouve le sud de l’Ardèche et préfère le plateau à la route des Gorges.

Sur des routes aussi belles que bien revêtues, cette balade est à accomplir en toutes saisons. En effet, on peut y retrouver au choix le calme de superbes petites routes, les couleurs du printemps ou de l’été, mais aussi celles de l’automne. Et tout ceci sans modération…

Comme j’en ai pris l’habitude, j’ai réalisé une vidéo de cette balade visible ici.

 

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