A l’Est de la vallée du Rhône, un immense vaisseau de roches se dresse fièrement. Il exhibe ses flancs abrupts le long des eaux tranquilles du grand fleuve et attire irrémédiablement. Pour un motard, il s’agit d’un des meilleurs endroits où poser ses roues. Aujourd’hui, c’est seulement une infime partie de ces hautes terres que nous allons emprunter. Mais pas la moins intéressante…

Comme on s’en approche, le massif du Vercors intimide par ses hautes falaises seulement crénelées de quelques fêlures. Blottis au pied de ces a-pics, de petits vallons, de grands cirques, s’accrochent dans des décors de rêve.

Ainsi, en quittant la vallée de la Drôme, on accède assez rapidement par une charmante petite route aux gorges d’Omblèze. Superbe tranchée dans la roche, elles cheminent sur quelques kilomètres au plus près du ruisseau qui semble fuir le soleil tellement il a creusé profondément. Ici, les arbres rivalisent de hauteur avec la roche pour tenter de capter quelques rayons. Il faut impérativement pousser jusqu’au bout de la route pour découvrir l’immense cirque qui ferme l’accès à ce joyau. Le demi-tour est alors prétexte à redescendre les gorges pour les admirer sous un nouvel angle.

De là, par une magnifique route propice à la flânerie, on rejoint un de ces pays cachés où, depuis des siècles, l’homme tente d’apprivoiser une nature aussi belle en été que rude en hiver. Aggripé aux premières pentes, le Val de Quint envoûte par sa beauté sauvage, son calme et ses quelques petits hameaux. Autant pour profiter un peu plus que pour ne pas troubler la quiétude du lieu, la descente d’un petit col se fera en roue libre. Cette volonté de fusion avec l’environnement nous accompagnera jusqu’à l’entrée de Die.

Là, c’est dans un  tout autre état d’esprit que nous abordons la montée vers le plateau: le célebrissime col de Rousset. Dans un premier temps pas très intéressante, la route se transforme en véritable circuit dès que l’on aborde les premières vrais pentes après Chamaloc.

Un must  dans une vie de motard!!!

J’avoue que pour une fois, je n’ai pas vraiment admiré le paysage… tout occupé à gérer les nombreux freinages, les superbes courbes et les quelques épingles…

Le bitume porte d’ailleurs les stigmates de nombreux passages surement rapides et parfois très optimistes!

De plus, en cette saison, la circulation quasi inexistante est un argument de plus pour tester la bande de peur.

Au sommet, à l’entrée du tunnel, un judicieux parking donne l’occasion de se remettre de ses émotions et d’admirer d’en haut le théâtre de ses exploits.

Alors, comme pour préserver encore un peu les secrets du plateau, c’est en s’enfonçant dans les entrailles de la montagne que nous accéderons au plateau.

A Suivre…

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