Balade à moto en ardèche : Premiere partie.

Après Meysse, c’est une large et sinueuse route qui constitue la mise en bouche de cet itinéraire, prémice d’une orgie de courbes de tous rayons.

Puis, passé Privas en direction des Ollières sur l’Eyrieux après avoir pris de la hauteur au dessus de la préfecture de l’Ardèche dans la douce odeur des pins, les services du Conseil Départemental nous ont déroulé un superbe tapis… noir! La descente dans le sous-bois sur un bitume totalement neuf ne peut que nous inciter à poursuivre.

Décidément, les dieux de la moto semblent nous accompagner aujourd’hui!

Après une belle arrivée sur les Ollières, nous débutons la remontée de la splendide vallée de l’Eyrieux.

Regard en arrière

Regard en arrière

Enchâssée dans des rochers parfois vertigineux, la route suit le cours du ruisseau au plus près. Large et très bien revêtue, elle invite autant à la flânerie qu’à se laisser aller sur la poignée de droite… Il faut vraiment beaucoup de self-control pour résister à la tentation du chronomètre! Roulant à allure modérée, j’ai d’ailleurs pris le réflexe de bien surveiller les rétroviseurs pour ne pas me trouver sur la trajectoire d’une machine beaucoup plus rapide que moi.

Passé Le Cheylard, par ailleurs capitale du bijou, le relief se fait moins abrupt et l’horizon s’ouvre progressivement.

La route s'éloigne du lit de la rivière

La route s’éloigne du lit de la rivière

La dernière montée vers Mézilhac se fait de nouveau sous les arbres tandis que l’on s’éloigne un peu du fond de la vallée.

Puis, peu à peu, presque pudiquement, les premiers sucs dévoilent leurs rondeurs. Enfin, c’est un paysage grandiose qui nous accompagne sur le dernier kilomètre avant le sommet. Aride et fier, le  plateau nous ouvre grand les bras et nous invite à une halte contemplative.

L'arrivée sur le plateau

L’arrivée sur le plateau

L’hôtel des Cévennes tombe à pic pour une pause désaltérante. Ce relais motard est l’endroit idéal pour échanger nos impressions autour d’un verre.

Plutôt que de rejoindre la vallée par la route « classique » de Vals les Bains, au demeurant très belle par endroits, nous passerons aujourd’hui par le col des 4 Vios et le col de la Fayolle pour rejoindre le sommet du col de l’Escrinet. Tout au long de la descente, c’est un belvédère sur la vallée du Rhône, le massif du Vercors, le Mont Ventoux et dans le lointain, par delà la brume, les sommets enneigés des Alpes, dont le Mont Blanc.

Par delà la brume, les Alpes se devinent

Par delà la brume, les Alpes se devinent

Entre le col de la Fayolle et le carrefour  qui rejoint Aubenas et Privas, c’est de nouveau une route parfaite pour faire chauffer le flanc des pneus!

Changement de décor lorsque l’on prend la toute petite route à gauche au sommet du col de l’Escrinet en direction de Freyssenet! La montée se fait à allure très réduite en raison de l’état dégradé de la chaussée.

Au dessus du col de l'Escrinet

Au dessus du col de l’Escrinet

Au carrefour au sommet du col du Benas, la route s’oriente vers la droite et nous fait traverser le très authentique et sauvage plateau du Coiron accompagné de loin en loin par quelques troupeaux de vaches qui semblent totalement indifférentes à nos divagations sur deux roues. Ici aussi, des hommes s’évertuent à tirer la quintessence d’une nature pas toujours amie comme en témoignent les roches sculptées par les éléments.

Plusieurs routes permettent de rejoindre la vallée. Notre descente se fera par Sceautres. Ce petit village se love le long d’une curiosité géologique appelée neck basaltique, vestige d’une très ancienne éruption volcanique.

Lové contre son neck, le village de Sceautres

Lové contre son neck, le village de Sceautres

Enfin, en guise de dessert, la N 102 jusqu’au Teil nous déroule ses belles courbes, nouvelle excuse pour tirer de belles trajectoires.

Rarement un itinéraire se sera révélé aussi adapté à la moto. Par la qualité de ses routes, par la beauté et la diversité de ses paysages, cette sortie est à faire absolument. Il convient seulement de choisir soigneusement la saison car la vallée de l’Eyrieux est assez touristique.

Longue d’environ 160 km, elle ravira n’importe quel motard, quelle que soit sa monture.

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