Circuit de Catalunya, Barcelone. Dimanche 11 juin 7h du matin.

Derrière les collines, le soleil embrase le ciel. Il ne fait même pas frais… Promesse d’une journée assommante dans les tribunes découvertes.

Pour l’instant, le parking est vide. Les premiers lève-tôt sont en train d’arriver. Les motards quittent leurs cuirs pour une tenue plus appropriée à la fournaise qui s’annonce.

Passées les grilles, nous découvrons un circuit totalement désert, habité du seul chant des oiseaux.

Bientôt, les premiers drapeaux s’élèvent dans l’azur, les premières discussions animent les gradins.

Soudain, un grondement retentit au loin, vers la grande tribune.  Et voici que déboulent dans une pétarade assourdissante, une troupe de jeunes furieux qui mettent une grande application à vouloir passer à plusieurs dans des endroits  où il n’y a de la place que pour un. Puis, le silence se fait à nouveau avant qu’un grondement de tonnerre n’emplisse à nouveau l’atmosphère. Au prix de freinages et d’accélérations proprement hallucinants, les cadors de la catégorie reine préparent leur course de l’après-midi. Enfin, c’est un bourdonnement de gros insecte qui clôturera les séances du matin.

Durant la courte interruption, c’est toute une foule joyeuse et bon enfant qui cherche l’ombre pour déjeuner. Cette atmosphère de fête est vraiment une caractéristique de ce circuit catalan. On a pu la constater tout au long du week-end. Est-ce dû à la façon si particulière qu’ont les espagnols de faire la fête dès que l’occasion se présente? Est-ce la conséquence d’une présence féminine très importante? Est-ce l’effet de l’absence d’alcool sur le circuit?

Toujours est-il que cette ambiance est la garante d’un week-end réussi.

Les belles courses se sont déroulées dans le même esprit festif avec un égal respect pour les performances hors normes de tous ces pilotes.

Notre arrivée matinale nous ayant permis de choisir un emplacement de stationnement « stratégique », nous avons pu quitter le circuit en quelques minutes dès la fin des courses. Les parkings sont en fait le seul vrai point noir de cette manifestation: quelques prés poussiéreux ne comportant qu’une sortie pour plusieurs centaines de véhicules… bouchons garantis…

Pour nous être rendus plusieurs fois au grand-prix de France au Mans, la comparaison tourne réellement à l’avantage de la Catalogne. Les conditions météo y sont moins aléatoires, la propreté des infrastructures n’est pas comparable. Tout ça dans une ambiance « à l’espagnole ».

Un évènement majeur pour les amateurs de motogp.

 

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