Le point de départ de cette balade se situe au Teil, petite cité ardéchoise qui nous ouvre les portes de paysages sublimes et de routes à déguster sans modération. En quittant la vallée du Rhône, une belle montée toute en courbes rapides et en enfilades nous attend. L’occasion de se dégourdir le guidon!

plateau

Le plateau ardéchois

La route jusqu’à Aubenas puis dans la vallée de l’Ardèche (ne pas confondre avec les gorges…) ne présente pas beaucoup d’intérêt. Les choses s’améliorent ensuite lorsque l’on bifurque vers Burzet. La vallée de la Bourges se dévoile, calme et intime écrin de verdure strié ça et là de splendides murs en pierres sèches.

A Burzet, 2 choix s’offrent à nous. A droite, vers la cascade du Ray Pic, la route est large mais par conséquent plus empruntée. Un arrêt à la cascade s’impose alors mais gare aux 20 mn de sentier pédestre et aux nombreuses marches!!!

Burzet

Lové dans le fond de la vallée, le village de Burzet

Nous avons choisi l’autre option pour monter sur le plateau. La montée en direction de Sagnes Et Goudoulet, longue de 12 km se déroule d’abord dans un sous bois bien frais et surplombe le village. Une route à déguster lentement pour admirer la bruyère en fleur. L’arrivée sur le plateau est saluée par l’apparition des calmes ondulations couvertes ça et là de bosquets de pins, rupture totale avec les profonds ravins qui nous accompagnaient jusqu’alors.

L'arrivée vers le Mont Gerbier de Jonc

L’arrivée vers le Mont Gerbier de Jonc

Le mont Gerbier-de- Jonc se dévoile ensuite en suivant la Loire qui n’est ici qu’un petit ruisseau.

Les plus courageux tenteront l’ascension, au demeurant sans grande difficulté, pour s’offrir un panorama à 360 degrés sur l’Ardèche, la Haute Loire, et par temps clair du Mont Blanc jusqu’au Mont Ventoux en passant par le Vercors.

Un rafraîchissement sera alors le bienvenue à la Source de la Loire, fief de l’ineffable Eric qui nous concocte également de petits plats à même de calmer les appétits les plus féroces dans une ambiance toujours souriante.

Pour rejoindre la vallée et sa canicule, la encore, de multiples possibilités se présentent.

Celle qui a ma préférence sort une fois de plus des sentiers battus. Passé Lachamp-Raphaël, il faut prendre la direction de la Bastide sur Besorgues. c’est une nouvelle fois une petite route solitaire qui nous accueille. Les châtaigniers semblent s’ouvrir devant nous pour nous guider tout le long de cette superbe descente. On se laisse ainsi couler vers Vals les Bains en profitant des derniers instants de fraîcheur.

La descente vers la Besorgues: calme et sauvage

La descente vers la Besorgues: calme et sauvage

La traversée de la cité thermale se fait en direction de Saint Privat puis vers Lussas. Après les paysages de montagne qui nous ont accompagnés, ce sont la garrigue et les murs en pierres sèches qui nous bordent. En direction de Mirabel, on pourra méditer sur les efforts déployés par les agriculteurs pour défricher les terres et sur la quantité de pierres qu’ils ont déplacés.

Les derniers kilomètres nous font passer par Saint Jean le Centenier avant de rattraper la route que nous avons empruntée à l’aller.

Avec environ 170 km depuis Montélimar, cette superbe balade est l’occasion d’accéder à l’un des sites les plus visités d’Ardèche par des chemins détournés à un rythme tranquille. Elle peut sereinement s’envisager sur une demi-journée mais une journée complète permet de multiplier les arrêts photos, voire de méditer de longues minutes sous quelque châtaignier au doux son des grillons.

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