Il était une fois une bande de garnements qui parcouraient le monde à la recherche de lieux propices à la pratique de leur passion bruyante et dangereuse.

Toutes les deux semaines, ils se retrouvaient dans des lieux connus des seuls membres de leurs tribus bariolées. Quatre jours durant, ils tournaient en rond sur des pistes qui leur étaient réservées chevauchant des engins aussi bruyants que véloces dans l’objectif d’être le premier à passer devant un énergumène agitant un drapeau à damier.

Nous allons vous conter leurs aventures tout au long de la saison.

 

Ce weekend, c’est au pays de la corrida que se rendent nos champions.

Dans l’arène de Jerez, le rêve de tous est de rentrer à la maison avec au moins une oreille !

Devant de dizaines de milliers d’aficionados, ils n’ont eu de cesse de cravacher leur monture pour remporter la suprême récompense.

Dès le début, c’est un petit torero plus tout jeune mais tellement respecté qui s’est mis en évidence.

Un homme dont il ne viendrait à l’idée à personne de le dénigrer, qui ne fuit pas face au combat ; qui est capable d’exécuter les plus beaux mouvements dans un style si pur qu’il impose le respect à tous.

Chez les apprentis toreros, ce sont également des locaux qui se mettent en évidence. L’air du pays sans doute…

Toujours est-il que tout ce petit monde est impatient de dégainer la muleta à l’aube du dimanche.

Ainsi, nous arrivons à la dernière passe qui doit assurer la suprématie à un de ces jeunes pleins de fougue.

C’est un novillero* local qui repartira avec la récompense du vainqueur. Tellement jeune qu’il n’aura même pas le droit d’arroser ses petits camarades au mousseux pour cause de majorité non atteinte ! Un comble en cette journée d’élection !!!

La corrida restant un art (pour certains,,,) purement espagnol, c’est encore un ibère actif qui ramène chez lui les 2 oreilles décernées au vainqueur de la course des moyens.

Chez les maestros, ceux qui ont depuis longtemps reçu l’alternative, c’est même à un triplé local qu’on a eu droit !

Cependant, c’est un jeune novillo tout de noir vétu qui fut l’animateur de cette journée.

Nullement impressionné par les locaux, le jeune mangeur de grenouille a bien ferraillé avec les rois des matadors avant de sagement s’incliner.

A coup sûr, il ne tardera pas à être adoubé par ses pairs !!! D’autant plus qu’il arrive sur ses terres où il est attendu par des milliers de fans tous prêts à lui agiter non pas des mouchoirs blancs mais plutôt des drapeaux à dominante noire et vert fluo…

*Jeune torero qui n’a pas encore reçu l’alternative (cérémonie qui fait de lui un torero « à part entière »)

FacebookTwitterPinterestGoogle +Stumbleupon