C’est bien connu : l’Ardèche est un des plus beaux départements de France à parcourir à moto.

Bien sûr, les Alpes, la Corse, sont extrêmement connus. Pourtant, si l’on recherche le calme, l’authenticité, de petites routes qui offrent des paysages à couper le souffle, il convient de ne pas oublier ce département.

Ici, on est à cheval sur la Méditerranée, le Massif Central et les Cévennes. Ce mélange d’influences donne des paysages variés qui vont de la garrigue calcaire à des hauts plateaux granitiques, en passant par des formations volcaniques. A ma connaissance, il n’est nulle part ailleurs où trouver cette mixité.

Pour accompagner mes amis allemands qui découvrent la France au travers de ce bel endroit, je n’avais que l’embarras du choix en ce début de printemps.

Ainsi, nous avons pu, grâce à quelques milliers de virages en tous genres, admirer les paysages les plus emblématiques, suivre les routes les plus connues. Mais aussi sortir des itinéraires les plus fréquentés, explorer de nouveaux itinéraires.

Grâce à une connaissance parfaite de l’endroit, j’ai pu les faire passer de la douceur des paysages printaniers à la rudesse des monts harcelés par un vent tenace et déchaîné.

Nous avons pu changer de saison plusieurs fois en une seule journée ; commencer dans la douceur du printemps méditerranéen et sentir quelques minutes plus tard la morsure de la Burle dans des températures tout juste positives. Le genre de sensation que seuls les ardéchois peuvent ressentir.

Par des chemins parfois détournés, nous avons découvert de trésors cachés, quelques fugaces ruines, un panorama qui se refuserait à tout promeneur un peu trop empressé.

Mais toujours, tels des chevaliers en route pour délivrer leur promise, avec l’insistance de l’amoureux qui court après sa belle, nous avons chevauché nos destriers. Sans faiblir dans l’adversité.

Quelles ne furent pas nos récompenses lorsque nous nous arrêtions pour admirer ce que la généreuse nature nous présentait !

Combien de fois avons nous dû passer notre chemin malgré la beauté de ce qui nous entourait. Nous y serions encore !!! Et pour longtemps !!!

Les chemins minuscules ont succédé aux belles départementales. Le doux balancement de nos machines au fil des courbes nous a bercé d’une simple et douce euphorie.

Pourtant, c’est les yeux pétillants et la mémoire emplie de souvenirs en tout genre que notre semaine s’est achevée après quelques 1200 km de routes sublimes et de paysages en Cinemascope.

Et si c’était ça finalement le bonheur ?

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